07/09/2010

Le Mogador à Sion, un petit coin de vacances

Bonjour,

Un petit post pour alimenter la rubrique "Bons plans" qui, honte à moi, est plus que pauvre. Bon, à ma décharge je vais moins au restaurant que ce que je voudrais, mon temps et mon budget n'étant extensibles ni l'un ni l'autre... (petit appel du pied à mes chefs, s'ils voulaient bien me libérer un peu de temps et un petit budget? Hein? Non? Bon, j'aurais essayé...)

En plus parfois au restaurant c'est bof (si si, ça arrive). Et du coup ben j'en parle pas, na! C'est déjà faire trop de publicité aux établissements qui traitent mal cuisine et clients que d'en parler, même en mal. Enfin, c'est mon avis.

Donc là, une jolie adresse: le Mogador à Sion (ben oui, encore le Valais. Que voulez-vous, c'est chez moi. Mais je dis et répète: si vous avez des adresses à suggérer c'est volontiers.) Bref, le Mogador. Un restaurant caché tout au fond de la vieille-ville de Sion, entre la Sionne et la Place du Scex. La terrasse est charmante, dans une rue piétonne, avec vue sur les montagnes et les arrières-cours bohèmes des anciens bâtiments de la rue du Rhône. Avec le soleil du Valais et le bruit de la Sionne qui coule, on se croirait en Provence en vacances. L'accueil est chaleureux, attentif, souriant (y compris quand on arrive à midi avec un mini-gourmet de 2 ans et demi, ce qui n'est pas toujours le cas...). A midi deux menus du jour à choix avec entrée, plat et dessert ou possibilité de ne prendre que l'assiette, tout ça pour moins de 20 francs. La carte, assez hétéroclite, fait la part belle à la cuisine du Moyen-Orient avec notamment des couscous, tajines ou autres spécialités marocaines. Les tartares aussi sont à l'honneur avec pas moins de 10 variété différentes (testée et approuvée: la version écossaise avec whisky et graines de pavot). Quelques plats plus classiques (entrecôtes...), asiatiques ou encore mexicains (le chili est excellent) complètent la carte.

Bref, une bonne adresse. Et si vous êtes de passage en hiver, pas de soucis, la salle est aussi bien agréable.

www.mogador.ch

 

Bon appétit

 

Melina

15:30 Publié dans Bons plans | Tags : mogador, sion, restaurant | Lien permanent | Commentaires (0)

05/03/2010

Un cours de cuisine et un menu du jour en une heure!

Bonjour,

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je vais vous donner une recette qui n'est pas de moi. J'ai en effet eu la chance d'assister à un cours de cuisine aux Loges du goût, un nouvel espace lausannois dédié à la gastronomie. Parmi une multitude de cours différents de cuisine, les deux propriétaires des lieux Gabriel Serero et Julien Lerouxel proposent une formule-express à midi, une demi-heure pour apprendre et cuisiner une recette, une demi-heure pour manger, le tout dans une ambiance convivial et décontractée. Les deux chefs sont attentifs, investis et ils ne sont pas avares, en plus des étapes de la recette du jour, de petits trucs, astuces et conseils pour ajouter une petite touche pro à votre prochain dîner d'amis. Bref, j'ai trouvé ça bien sympathique et sûr que j'y retournerai pour un autre cours.

Le récit du test est à retrouver dans le Matin du jour www.lematin.ch et le détail de la recette c'est ici:

 

Conserve de cabillaud aux légumes du marché et veraces

Vinaigrette au pamplemousse et poivre de Tilfda

 

CONTE_GOUTS_15.jpg

 

 

Pour 4 personnes:

  • Un choix de légumes de saison
  • 600 g de filet de cabillaud ou autres bêtes à nageoires
  • une vingtaine de pièces de veraces ou vongoles
  • 4 cs d'huile d'olive
  • Sel, poivre
  • 4 bocaux à confiture ou à conserve

 

Blanchir vos légumes jusqu'à ce que le couteau d'y plante facilement. Refroidir les légumes, les éplucher et les tailler de manière uniforme. Les déposer au fond du bocal, replier votre filet de poisson sur lui-même en fonction de sa taille et le placer sur les légumes. Garnir avec les veraces, saler, poivrer, ajouter un filet d'huile d'olive, puis fermer le bocal. Cuire votre conserve dans de l'eau frémissante pendant 30 minutes.

Pendant ce temps réaliser la vinaigrette:

  • 1 pamplemousse
  • 1 dl d'huile d'olive
  • 1 pincé de poivre de Tilfda moulu

 

Peler à vif le pamplemousse puis lever les suprêmes. Les recouvrir de l'huile préalablement tiédie.

Ajouter la pincée de poivre de Tilfda puis remuer jusqu'à ce que le pamplemousse d'effiloche.

Lorsque le poisson est cuit, verser quelques cuillères de vinaigrette sur le poisson.

Manger dans le bocal ou sur une assiette.

23/10/2009

Petite escapade au Salon du chocolat

Bonjour,

Aujourd'hui dans le Matin (je sens que je vais faire des envieux), mon petit voyage au Salon du chocolat de Paris le week-end dernier. L'occasion pour moi de découvrir les chocolats de demain et d'avoir quelques coups de coeur pour des créations délicieuses et originales. Une petite sélection qui vous attend dans le journal du jour ou sur www.lematin.ch/guide/cuisine

Un Salon du chocolat où j'ai eu la chance d'assister aux World Chocolate Masters, le championnat international des chocolatiers. Une compétition unique en son genre puisque les participants à ce concours sont seuls, pas en équipe. Des participants parmi les meilleurs du monde puisque chaque finaliste devait avoir remporté une sélection nationale pour avoir le droit de représenter son pays. Enfin, "son pays", pas tout à fait, puisque certains finalistes représentaient le pays dans lequel ils travaillent et pas celui dont ils sont originaires. Ainsi Fabian Sänger, qui représentait la Suisse, est en fait de nationalité allemande. Concepteur de nouveaux produits chez Kambly (les biscuits), le jeune homme n'a pas démérité, avec une très belle 6e place (sur 19 concurrents). Il a même remporté le prix international du meilleur dessert.

Les finalistes devaient présenter plusieurs créations, notamment une pièce principale, des pralinés, un chapeau, un entremet au chocolat et un dessert, le tout entièrement en chocolat, avec comme thème principal la Haute Couture. Un concours qui a duré trois jours durant lesquels les finalistes, seuls dans leur box, ont façonné, créé, travaillé, décoré et peaufiné leurs oeuvres. Car, oui, il s'agit bien d'oeuvres d'art. Des créations dont je n'aurais jamais imaginé la précision, la difficulté, le goût incroyable du détail. Au point que les robes créées pour les pièces principales semblent être faites du plus fin des tissus. Au point que des détails minuscules, quasi invisibles à l'oeil, ont été placés par les finalistes sur leurs pièces. Au point que pour placer un papillon délicat sur un chapeau, un concurrent en a fait des dizaines, pour pouvoir choisir le plus fin, le plus réussi. De véritables artistes incroyables de calme, de concentration, de maîtrise, alors que journalistes, visiteurs et surtout jurés déambulaient devant leur box en permanence. Petite anecdote, une demi-heure avant le délai final pour la pièce principale, un morceau de la pièce du candidat français s'est brisé, sans doute à cause de la chaleur de la halle. Sans perdre ni calme ni patience, il a alors repris son travail pour "réparer" sa robe. Incroyable...

Petit aperçu de quelques pièces réalisées:


ChocolateMasters_9458.jpg

Pièce principale du finaliste de la Suisse, Fabian Sänger


Pièce principale-détail-suisse.jpg
Détail de la pièce principale de Fabian Sänger



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Le dessert de Fabian Sänger, avec lequel il a remporté le premier prix de la catégorie


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Le chapeau de Fabian Sänger


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Le chapeau du Japonais Shigeo Hirai


Pièce principale-japon.jpg

La pièce principale du Japonais Shigeo Hirai


D'autres images sur www.worldchocolatemasters.com

 

Interview de Fabian Sänger, finaliste suisse, 6e place

- Comment se prépare-t-on à ce genre de manifestation? Et combien d'heures cela prend-il?

- La confiserie est un métier de passionnés, dans lequel on ne s'arrête vraiment jamais de réfléchir, de puiser des idées, de créer. On ne finit pas sa journée à 18h30 et on boucle jusqu'au lendemain. Difficile donc de comptabiliser les heures de travail. Il faut commencer par avoir des idées de ce qu'on veut faire puis faire des essais, tester ce qui est réalisable, enfin s'entraîner aux gestes techniques. Surtout lorsque l'on fait ça à côté de son travail. Mais je pourrais peut-être dire 400 heures.

- Vous créez, dans votre travail, les nouveaux biscuits de la maison Kambly. En quoi le travail du chocolat est-il particulier?

- Le chocolat n'est pas seulement bon au goût, il est aussi beau. On peut en faire des créations autant bonnes que belles à l'oeil. Ca permet énormément de créativité.

- Comment travaillez-vous concrétement, avec des croquis?

- Non, j'aime la matière. Tout de suite tester en vrai ce qui fonctionne ou non.

- Pourquoi décide-t-on de participer à ce genre de compétition?

- C'est évidemment un challenge incroyable pour un confiseur. Mais en plus pour décider de ce qu'on va créer, on doit faire des essais, avoir de nouvelles idées, tester de nouveaux gestes, et ça nous apporte une expérience de plus dans notre travail.

- Craignez-vous particulièrement certains de vos concurrents?

- Nous avons tous des genres très différents mais je suis très admiratif de ce que font le Japonais et le Français. (Note: Un bon pronostic puisque le Japonais Shigeo Hirai a remporté le concours.)

- Pour finir un pronostic pour vous?

- Je vise une place parmi les six premiers. (Contrat rempli avec la 6e place).

 

Au final une super expérience et une bonne idée de sortie si vous aimez Paris en automne. Alors l'année prochaine, pensez-y! Et, petit coup de coeur particulier, si vous êtes amateurs de chocolat et que vous allez un jour en Alsace, courez chez le chocolatier Jacques Bockel à Saverne. Une mine de trésors savoureux et originaux, avec, mais c'est un avis purement subjectif, une mention particulière aux tablettes amandes et fleurs de sel, un délice!

Bonne journée

 

Melina